Les Terres australes françaises composées des îles Kerguelen, Crozet et Saint-Paul et Amsterdam disposent de zones économiques exclusives (ZEE) de 200 milles, soit une superficie totale de 1,8 km2, égale à trois fois celle du territoire métropolitain, comportant des ressources halieutiques importantes et diversifiées.


Ses caractéristiques


L’éloignement de ces îles de la métropole (12.000 km) et de l’île de la Réunion (3.000 km), leur isolement et leurs conditions climatiques extrêmes caractérisent la grande pêche australe qui y est exercée.

Cette pêche cible principalement une espèce de poisson, la légine, dans les zones de Crozet et de Kerguelen. Ce poisson vit dans les grands fonds et peut mesurer plus de 2 m. Très apprécié sur les marchés asiatiques, il a une forte valeur marchande.

Les accords de pêche avec des pays étrangers (Japon, Corée, URSS puis Ukraine) ont pris fin en 1998. La pêche est désormais exercée par des entreprises françaises basées à la Réunion.

A l’heure actuelle six armements sont autorisés à pêcher dans les eaux australes : Armas Pêche, Armements Réunionnais, Cap Bourbon, Comata, Sapmer et Pêche Avenir, sous le contrôle strict du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).

La campagne 2007-2008 de pêche à la légine est règlementée par un arrêté de l’administrateur supérieur (n° 2007-99 du 26 juillet 2007). Le total admissible de capture (TAC) de légines est de 6000 tonnes sur les zones de Kerguelen et de Crozet :

  • Sapmer : 1654 tonnes (Navires : Albius et Croix du Sud)
  • Cap Bourbon : 975 tonnes (Navire : Cap Horn 1)
  • Comata : 935 tonnes (Navire : Ile de la Réunion)
  • Armements Réunionnais : 847 tonnes (Navire : Ile Bourbon)
  • Armas pêche : 808 tonnes (Navire : Mascareignes III)
  • Pêche-Avenir : 781 tonnes (Navire : Antarctic 1)

Cette pêche est exercée à la palangre, méthode sélective et respectueuse des fonds marins.

Autour des îles de Saint-Paul et Amsterdam situées plus au nord, on pratique la pêche à la langouste. Cette pêche est pratiquée par un unique navire autorisé, l’Austral. La pêche est exercée à partir d’annexes, ou doris, qui essaiment chaque jour autour du navire principal pour réaliser leur pêche au moyen de casiers.

Les règles de pêche à la langouste sont fixées chaque année par un arrêté du Préfet, qui fixe notamment le total admissible de capture (TAC). De 2003 à 2007, ce TAC a été maintenu à 390 tonnes de langoustes sur les zones des îles Saint-Paul et Amsterdam.

Plusieurs autres espèces de poissons sont pêchées mais sur une échelle réduite. Parmi celles-ci : le grenadier, le cabot, le gros yeux, le Saint Paul, le bleu ou le poulpe.

Avec la coopération du Muséum national d’histoire naturelle, la réglementation des TAAF a pour objectif de préserver la ressource (stocks de poissons) et l’environnement (interaction avec les autres espèces de l’écosystèmes).

 


 • Ses caractéristiques
 • Navires autorisés
 • Ses enjeux
 • Son cadre juridique












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