La ressource halieutique

La ZEE des îles Kerguelen est la plus vaste des trois ZEE françaises du sud de l’océan Indien. Elle présente la particularité de faire partie du grand plateau de Kerguelen orienté nord-ouest/sud-est qui s’étend au-delà des îles australiennes Heard/Mac-Donald. Les fonds de pêche de cette ZE représentent, entre 100 et 500m, près de 100 000 km2 ce qui est considérable. 111 espèces de poissons y prospèrent des abysses aux zones côtières, de la pleine eau (espèces dites pélagiques) jusque près du fond (espèces dites démersales).

La pêche s’y est développée dès les années 1970, d’abord au chalut puis à la palangre. Cependant peu d’espèces (une dizaine au maximum) sont considérées comme commerciales. On peut retenir parmi elles deux espèces emblématiques : le poisson des glaces Champsocephalus gunnari, petite espèce d’une trentaine de centimètres au sang incolore et vivant en grands bancs, et la légine australe Dissostichus eleginoides, prédateur pouvant atteindre 215 cm et 80 kg.

La pêche, tout d’abord incontrôlée (la ZEE date de 1978) puis surveillée, a incontestablement modifié les équilibres entre les populations de poissons vivant dans les eaux marines de Kerguelen. Les espèces démersales ont été les plus affectées car les pélagiques ne représentent pas actuellement de potentiel économique. La biomasse de certaines espèces a très vite périclité pour le colin de Kerguelen (Notothenia rossii) et le poisson des glaces. Néanmoins la pêcherie s’est maintenue sur zone en passant d’une espèce à l’autre en fonction des épuisements successifs. Il a cependant été nécessaire de fermer dans les années 1990 la plupart des pêcheries (colin de Kerguelen, colin austral, poisson des glaces) car les stocks avaient atteint un niveau de biomasse trop faible pour permettre un renouvellement satisfaisant des stocks exploités. Reste actuellement une seule pêcherie, celle de la légine australe qui, elle-même, est régulée par des mesures de conservations draconiennes (plus de pêche au chalut, taille légale de capture, fonds inférieurs à 500 m interdits à la pêche, régulation de l’effort de pêche, contrôleurs de pêche embarqué, contraintes de respect environnemental, débarquements contrôlés…).

 

 

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