Lancement de la deuxième phase de l’opération
« L’Utile … 1761 : Esclaves oubliés ».

Groupe de Recherche en Archéologie Navale
COMMUNIQUE DE PRESSE (GRAN n° 2/2008)
Soixante esclaves abandonnés pendant 15 ans sur un îlot désert de l’Océan Indien

Une histoire singulière :

Partie de Bayonne le 17 novembre 1760, l’Utile, une flûte de la Compagnie Française des Indes Orientales, s’échoue le 31 juillet 1761 sur l’île de Sable (aujourd’hui île de Tromelin), un îlot désert de 1 km². Elle transporte des esclaves malgaches achetés en fraude, destinés à être vendus sur l’île de France (l’île Maurice actuelle).

L’équipage regagne Madagascar sur une embarcation de fortune, laissant soixante esclaves sur l’île avec trois mois de vivres et promettant de venir bientôt les rechercher.

Cette promesse ne fut jamais tenue et ce n’est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que l’enseigne de vaisseau de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine, sauva les huit esclaves survivants : sept femmes et un bébé de huit mois.


Ile de Tromelin

Une nouvelle aventure sur l’île de Tromelin :

Situé à 470 kilomètres à l’Est de Madagascar et à 560 kilomètres au Nord de La Réunion, cet îlot corallien d’un kilomètre carré dépourvu d’eau et de ressources naturelles est maintenant placé sous l’autorité du Préfet des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF). Il abrite depuis 1954 une station météorologique.

L’expédition menée en 2006 a confirmé l’intérêt archéologique de l’île de Tromelin. La mission 2008, uniquement terrestre, sera dirigée par le Groupe de Recherche en Archéologie Navale (GRAN) avec le concours d’un archéologue de l’INRAP et vise à faire toute la lumière sur les conditions extraordinaires de survie des esclaves oubliés sur l’îlot désertique de Tromelin.

 

C’est dans ce cadre que le GRAN annonce cette deuxième phase de l’opération
« L’Utile … 1761 : Esclaves oubliés » - 2008

 

Après la réussite de l’expédition de 2006 … :


Structure en élévation (Habitat ?)
Crédit photo : Max Guérout

Récipient en cuivre réparé à
9 reprises par les naufragés.
Crédit photo : Max Guérout

Cet îlot, parfois dépeint comme archéologiquement stérile, s’est en fait avéré très riche. Outre les vestiges sous-marins du naufrage de l’Utile, qui ont permis de reconstituer la mécanique du naufrage, les fouilles terrestres ont mené à la découverte des traces de la vie des naufragés

… de nombreuses questions en suspens :

Il s’agit désormais de répondre aux questions que pose la constitution de cette société de circonstance : Comment des individus, jetés par hasard sur un îlot désertique, loin de leur environnement familier, ont-ils pu s’organiser et reconstituer une société en miniature ? Ont-ils conservé leurs rites et leurs coutumes ? En ont-ils créés d’autres ? Quel impact ce bouleversement a-t-il eu sur ces hommes et ces femmes ? Mais également quel impact leur séjour a-t-il eu sur l’environnement de cet îlot fragile ?

Une large coopération autour d’une opération hors du commun :

La mission se déroulera du 27 octobre au 1er décembre 2008. Placée sous l’autorité du préfet des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Française, chargé de l’administration des îles Éparses de l’océan Indien), elle a reçu le parrainage de l’UNESCO et du Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, et le soutien financier de la fondation d’entreprise Groupe Banque Populaire, de la fondation du patrimoine, du Conseil Régional de la Réunion et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de La Réunion.

Elle a en outre reçu l’aide du Ministère de la Défense (Commandant supérieur des forces armées dans la zone sud de l’Océan Indien) et de Météo France La Réunion qui apporteront leur soutien logistique pour le transport et le séjour de l’équipe de fouille sur l’Ile.

De nombreuses institutions et associations ont également apporté leur soutien et ont contribué à la réalisation de ce projet :
L’Institut national de recherche archéologique préventive (INRAP),
l’Unité mixte de service (UMS) – Histoire et archéologie maritime (CNRS-Sorbonne-Musée de la Marine),
le CEREGE Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement,
l’Unité Mixte de Recherche PACEA (CNRS – Université de Bordeaux),
le laboratoire Ecomar de l’Université de la Réunion,
la Société Française d’Histoire Maritime,
l’association « Les anneaux de la Mémoire » (Nantes),
l’éducation nationale et notamment l’académie de La Réunion,
l’Association Réunionnaise Culture et Communication (ARCC),
l’Association généalogie et histoire des familles (Pays Basque - Adour Maritime),
le Musée de la Compagnie des Indes de Lorient.

Communication

Comme à l’accoutumée le GRAN diffusera sur son site Internet (www.archeonavale.org/tromelin) un journal quotidien bilingue, relayé par le site des TAAF, permettant de suivre au jour le jour la progression de la recherche. En outre, des scolaires de La Réunion participeront à l’opération et pourront dialoguer avec les chercheurs et mettre en ligne leurs contributions.

Contacts

Responsable du projet
Max GUEROUT
Courriel : mrgueroutmaxadrien@9business.fr
Téléphone : 00 (33) 4 67 35 92 01 (après le 6 décembre)

Communication
Sébastien BERTHAUT-CLARAC
Courriel : sebastien.bc@archeonavale.org
Téléphone : 00 (33) 4 66 04 05 41

A la Réunion
Jean-François REBEYROTTE
Courriel : jf.rebey@wanadoo.fr
Téléphone : 06 92 65 53 97

Responsable informatique
Sébastien EON
Courriel : sebastien.eon@archeonavale.org

Dossier de presse et illustrations téléchargeables sur notre site

 

 

 

 

 

 • Résultats de la troisième campagne de fouilles (2010)
 • Lancement de la troisième expédition (2010)
 • Résultats de la deuxième mission (2008)
 • Deuxième phase de l’opération (2008)
 • Lancement de l’opération (2006)
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